Posté par Juju à jan 9, 2012 dans
Musique

Cet ultime disque d’Amy Winehouse vient souligner la fin d’une vie trop brève et d’une carrière aux allures d’étoile filante. Il s’écoute comme on feuillète un album de photos. La magie de la voix unique de cette chanteuse atypique y résonne avec encore plus de brillant et de classe que dans ses albums précédents. Le choix des morceaux est éclectique, passant de standards de jazz à du R&b et bien évidemment de la soul. Les arrangements sont excellents et mettent mieux que jamais en valeur la voix incroyable d’Amy Winehouse. L’album est un sans-faute et ne peut que faire naître des regrets par rapport à tout ce que cette phénoménale artiste aurait encore pu offrir.
A ce titre, la lecture du livret qui accompagne le disque est presque aussi éclairante que l’écoute des 12 morceaux qui le composent. On y découvre des témoignages poignants de son père et de son producteur qui parlent de son approche musicale, de son talent, de son génie, de la capacité qu’elle avait à sublimer les morceaux qu’elle s’appropriait. Les photos d’Amy Winehouse qui accompagnent ces témoignages sont particulièrement belles et montrent l’artiste sous un beau jour, loin de celui de la toxicomane en perdition, mais arborant néanmoins toujours un air vaguement triste ou mélancolique.
L’album ne déroge en rien à l’hommage que ces témoignages lui rendent car chaque morceau est un petit bijou, ciselé à la perfection, qu’il s’agisse de reprises ou de compositions. Amy brille de mille feux, et je crois que c’est là le souvenir que je souhaite garder de cette chanteuse exceptionnelle mais trop fragile. La voir tituber sur scène lors de ses dernières apparitions étaient profondément triste, pathétique même. Cet album la remet à sa juste place, celle d’une chanteuse exceptionnellement talentueuse, partie trop vite, trop tôt.
Posté par Juju à déc 28, 2011 dans
Actu,
Faut bien s'occuper

Pour un choc, c’est un choc, ou même plusieurs… pour les fans d’abord, qui désespéraient de voir un jour ce titre distribué hors du Japon. C’est désormais chose faite depuis deux petits mois en Europe. C’est un choc pour le joueur ensuite. Je reconnais avoir été totalement perturbé par ce jeu hors du commun. Après une introduction d’anthologie qui plante le contexte de l’histoire, on se retrouve aux commandes d’un petit groupe d’aventuriers sur qui repose – comme toujours – le destin du monde.
Ce RPG est tout bonnement phénoménal. Au bout d’une heure de jeu, je l’ai arrêté et n’y ai plus touché pendant trois semaines. C’était trop. Trop d’espace, trop de possibilités, trop de fonctionnalités, trop d’endroits à explorer, de quêtes secondaires à mener, j’étais submergé. Le jeu est tout sauf linéaire, et même s’il dispose d’une trame principale assez facile à suivre, il regorge de mystères, de détails. On y retrouve l’intelligence des RPG traditionnels, avec un niveau de complexité très élevé, croisée avec les capacités d’une console moderne (on notera que l’équipe de production a fait cracher à la wii ce qu’elle a de plus costaud dans le bide, même si on est loin des possibilités d’une PS3).
Énorme, renversant, monstrueux, les qualificatifs fusent parmi les fans sur les forums de jeux vidéos, et après une quinzaine d’heures de jeu (et donc encore très loin de la fin de cette aventure palpitante), je ne peux qu’abonder dans leur sens. La jouabilité est exceptionnelle, les personnages sont subtils et attachants. Le seul bémol vient des combats, qui lorsqu’il sont menés contre un nombre important d’adversaires, ou contre un monstre de très grande taille, virent souvent au joyeux bordel, on n’y voit rien, même si le menu de combat permet de suivre ce qui se passe. Difficile de trouver un autre reproche à ce jeu vraiment unique et passionnant.
Si vous aimez les aventures épiques, passionnantes et surtout longues et ardues, ce jeu est pour vous. Si vous voulez du soft sympa et pas prise de tête, fuyez, vous allez devenir dingue !
Posté par Juju à déc 28, 2011 dans
Actu,
Faut bien s'occuper

Comme chaque année, j’attendais avec impatience la nouvelle mouture des aventures du plus futé des professeurs sur la bonne vieille console portable de Nintendo. Le Père Noël a été sympa et m’a livré « Professeur Layton et l’appel du spectre » en temps et en heure. Alors que la 3DS s’apprête à connaitre son tout premier épisode, cette version DS est déjà la quatrième.
On peut légitimement se demander si la série ne s’essouffle pas. En effet, dès les premières minutes, on se rend compte que ce nouvel opus est dans la lignée des deux précédents. Si un saut qualitatif considérable avait été effectué entre le premier épisode « l’étrange village » et le second « la boite de pandore », la série surfe depuis sur un niveau de qualité homogène et exceptionnel.
En terme de scénario, ce nouvel épisode se place avant les trois précédents et voit le professeur, accompagné de la pétulante Emmy, débarquer dans le village de Misthallery, pour élucider le mystère qui gravite autour d’un mystérieux spectre qui frappe la nuit et détruit des maisons du village, après avoir été sollicité par un de ses amis qui n’est autre que le père de Luke, le jeune homme qui accompagne le professeur dans tous les épisodes de cette série devenue culte.
Pourquoi changer une recette qui marche ?
C’est exactement la question qu’on se pose au bout de quelques minutes de jeu. Rien de vraiment nouveau, mais le jeu a conservé le charme désuet des épisodes précédents, tout en pouvant s’enorgueillir d’une réalisation irréprochable et d’un système de jeu toujours aussi unique et jubilatoire. L’alternance entre différentes énigmes à la difficulté bien dosée et des phases où l’histoire suit son cours tient le joueur en haleine. Comme toujours, le tout est agrémenté de musiques exceptionnelles et de séquences vidéo vraiment bien léchées.
Pas de grosses surprise donc (si ce n’est du côté du scénario qui est au moins aussi hallucinant que celui des épisodes précédents), mais cet épisode est du niveau des précédents ; tout simplement excellent. A posséder en urgence pour tous les détenteurs de la Nintendo DS.
Posté par Juju à nov 24, 2011 dans
Faut bien s'occuper

Difficile d’être actuellement en France et de ne pas avoir entendu parler du film d’Olivier Nakache et d’Eric Toledano, ne serait-ce que par un collègue de boulot enthousiaste ou par les infos qui annoncent que le film s’approche des 8 millions d’entrées après seulement 3 semaines d’exploitation. A titre perso, j’entretiens une relation d’amour-haine avec les numéros un français du box office ; j’ai vu 150 fois « les visiteurs » sans m’en lasser alors que « bienvenue chez les ch’tis » m’a laissé de marbre du début à la fin. J’y suis donc allé sans grande attente, mais un peu quand même quoi…
Le film, inspirée de faits réels, raconte l’histoire de Driss (Omar Sy), un homme d’origine sénégalaise vivant en banlieue et de Philippe (François Cluzet), un homme tétraplégique. Le second engage le premier comme aide à domicile, bien qu’il n’ait aucune formation et soit issu d’un milieu pour le moins différent du sien.
L’histoire est poignante, surtout quand on sait qu’elle s’inspire de faits réels. Et là où elle aurait pu virer dans le mélo, elle s’engage au contraire dans une comédie hilarante. Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus autant bidonné pendant un film (et j’étais loin d’être le seul dans une salle comble, malgré l’horaire tardif de la séance) qui réserve malgré tout quelques beaux moments d’émotion. On pleure de rire et on pleure tout court.
Omar Sy, que je ne connaissais que du télécrochet « Omar et Fred » est brillant, poignant, touchant, génialement drôle. Le bouffon du petit écran devient magicien sur le grand. Il incarne avec justesse, brio et énergie ce personnage atypique qui vient bouleverser la vie dorée mais terriblement monotone d’un homme piégé dans un corps qui ne lui répond plus. François Cluzet est au moins aussi exceptionnel qu’Omar Sy. Il joue avec une justesse incroyable cet homme paralysé des pieds jusqu’au cou, dépendant totalement des autres et que cette rencontre improbable transforme profondément.
Le duo hors du commun formé par les deux hommes et l’évolution de leur relation improbable est un bonheur à regarder. Driss, qui ne considère jamais Philippe comme lui étant inférieur et n’a -comme Philippe l’exprime justement- « pas de pitié », nous met face à notre propre relation au handicap, à notre gêne, à nos tabous. L’un et l’autre s’enrichissent et grandissent au fil de cette relation qui les métamorphose.
J’ai pu lire çà et là quelques critiques négatives de pisse-froids à qui le film n’a pas plu (il en faut), mais personnellement, j’ai été conquis et bouleversé par ce petit bijou de cinéma. Et si vous vous ennuyez, suivez le conseil de Philippe, faites-vous masser les oreilles, ça vous détendra et vous aurez peut être même un orgasme (merci Francky de m’avoir soufflé cette conclusion).
Posté par Juju à nov 24, 2011 dans
Blogging
La messe est dite. Mon hébergeur dont je tairai le nom ici a eu une énorme crash de ses serveurs. Conséquence (ou dommage collatéral), presque un an de posts de ce blog est parti en fumée. Ceci-dit, l’année 2011 avait été pour le moins avare en production juju-esque, ce qui constitue une perte mineure en somme.
Paradoxalement, cette même perte m’a fait reconsidérer mon désir d’écrire sur ce site bien à moi, lecteurs à l’appui ou non d’ailleurs. Après avoir négocié, en contrepartie du dommage, plusieurs mois d’hébergement gratos (c’est quand même la moindre des choses), je me dis, autant en profiter…
[EDIT 20h55 : Je suis en train de recharger mes articles qu'un lecteur adorable avait dans son agrégateur et a pu me renvoyer. C'est quand même beau le web. Merci Damien
]