6

Chambre 210

Posté par Juju à déc 30, 2012 dans Blogging, Elle est pas belle la laïfe?

Le 23 novembre 2012, dans la nuit, ma grand-mère a rendu son dernier souffle, dans cette petite chambre d’hôpital où je passais la voir aussi souvent que je le pouvais. Au cours de l’été, en pleine chaleur, le corps de ma grand-mère, déjà affaibli par 10 ans de refus graduel de la nourriture et 90 ans d’une vie très remplie, avait tiré la sonnette d’alarme. Elle s’était retrouvée hospitalisée, sous perfusion, pesant tout juste 33 kilos.

« Si je ne sors pas d’ici vivante, je te souhaite une belle vie« .

Ces mots m’ont glacé le sang. Je savais qu’ils n’étaient pas prononcés par hasard. Même si je portais en moi l’espoir farouche qu’un sursaut la fasse réagir et se battre, une part de moi savait que l’inéluctable était proche. J’ai alors mis tout le reste entre parenthèses, de longues semaines durant, afin de pouvoir passer auprès d’elle chaque instant libre. Même quand on s’y prépare, même quand on se dit que c’est dans l’ordre des choses (ma grand-mère venait de fêter ses 90 ans), ces moments sont d’une violence rare. J’ai ressenti une telle impuissance, tant face à l’affaiblissement graduel et irréversible d’un être que l’on aime plus que tout que face au fait qu’en son cœur, elle avait renoncé à se battre davantage et que rien de ce que je pouvais faire ou dire n’y changerait quoi que ce soit.

Née en 1922, elle avait connu la guerre, la grande. Elle avait connu l’occupation, vu la libération, puis toutes les transformations des décennies qui suivirent. Enfant, elle tenait pour moi le rôle d’une seconde mère. Gamin, je passais de longues heures avec elle, mon grand père et ma tante, de 17 ans la cadette de mon père.

Elle s’amusait à me chanter des chansons de l’époque, dont une en particulier, « Les mandarines » de Lyne Clevers. Je ne connaissais d’ailleurs de cette chanson que sa seule interprétation, jusqu’à ce que la magie du web me permette de la redécouvrir.

Quelques jours avant sa mort, je lui montrai des photos de scène d’un de mes concerts. Elle me demanda quel était le morceau que je chantais. Je lui répondis fièrement « c’est ta chanson Mamie, les mandarines ! » L’espace d’un instant, elle sembla troublée, puis elle murmura « je ne peux plus la chanter, je n’ai plus de voix« . Je lui pris alors la main et lui dis « mais si, chante la avec moi« . Ensemble, nous avons alors entonné le refrain de cette chanson, ensemble, une toute dernière fois. Ce moment d’intimité, presque hors du temps, reste pour moi le plus joli cadeau que le destin ait pu me faire dans cette période particulièrement difficile.

Quelques jours après, ma grand-mère a fait le choix de s’en aller définitivement. Elle a délibérément refusé de s’alimenter et de prendre ses médicaments. Malgré les soins apportés par le personnel soignant, elle est morte dans la nuit du 23 novembre 2012. Toutes mes larmes n’effaceront jamais la douleur de cette perte, ni n’altéreront le bonheur des moments que j’ai connus auprès d’elle. Résolument, je ne nourris aucun regret. Bien des personnes voient un proche s’éteindre et gardent en eux le remord de n’avoir pas dit ou fait ce qu’ils auraient désiré. J’ai eu la chance de vivre avec elle la plus belle relation qu’un petit fils puisse avoir avec une grand-mère. Nous nous aimions plus que tout, nous nous le disions, sans pudeur ni détour. Je ne pourrai jamais la remercier suffisamment pour tout ce qu’elle m’a donné, et chaque jour je ressens plus que jamais sa présence en moi. Merci à toi pour tout.

 
3

Pour bien faire son coming-out

Posté par Juju à nov 5, 2012 dans Blogging

Alors que notre beau pays est actuellement, sur le sujet du mariage pour tous, le théâtre de débats tellement abyssaux qu’on se demande qui de Christine Boutin, Monseigneur André 23 ou Valérie Pecresse va faire faillir du pétrole en premier, je tiens à attirer votre attention sur le fait que beaucoup d’homosexuels, loin de se poser la question du mariage, s’interrogent sur la bonne méthode pour faire leur coming out auprès de leur famille…

- Maman, Papa, je suis homosexuel !

Franchement, on peut difficilement faire plus plat et chiant. Et vous vous étonnez qu’ils s’énervent ou vous foutent à la porte dans la foulée ? Franchement, vous l’auriez mérité avec quelque chose d’aussi banal.

Pour palier les manques de créativité dont souffrent certains, je vous offre ce petit guide du coming-out qui devrait vous permettre d’informer vos géniteurs d’une manière originale et vous garantira un résultat incomparable (mais ne me demandez pas lequel).

Avant toute chose, choisissez votre moment. Annoncer à Maman qu’on est homo alors qu’elle est aux toilettes n’est pas du meilleur effet. A n’utiliser que si maman a des tendances violentes ou une gastro-entérite chronique. Pareil si Papa tronçonne du bois. De même, évitez d’interrompre les Feux de l’Amour ou le sacro-saint match de foot. Chacun a droit à ses distractions. Vous n’êtes pas le centre du monde. Vous allez juste devenir leur principale source de mouron pour les semaines mois années à venir. Optez plutôt pour le traditionnel repas de famille qui vous permettra une sortie de table digne alors que vos interlocuteurs pleureront dans leurs choux de Bruxelles, s’étoufferont avec leur riz pilaf ou vomiront leurs truites aux amandes (ou vous prendront dans leurs bras en vous disant qu’ils vous aiment tels que vous êtes si vous êtes chanceux – au passage, foncez acheter un billet d’Euromillion).

Passons maintenant aux méthodes. Pour votre information, il n’est pas nécessaire de toutes les utiliser, une seule devrait suffire. [NDLR : le rédaction de ce blog décline toute responsabilité quant à de potentiels actes de violence découlant de la mise en pratique de ces méthodes.]

Méthode de la double négation : Papa, je ne peux pas affirmer que je ne suis pas homosexuel.

Méthode de la surenchère : Maman, je suis bisexuel. [attendre dix minutes le temps qu'elle digère partiellement l'info]. Euh, à la réflexion, je suis plus pédé que bisexuel.

Méthode dite du « noyé dans la masse » : Maman, je sais pas si t’es au courant, mais j’ai croisé Corinne à la poste qui m’a dit que Marcel venait de rompre avec Sandra parce qu’elle avait prétendu avoir couché avec Bertrand. Quelle connerie, tout le monde sait qu’il est hospitalisé pour son foie depuis le début du mois d’octobre. Bernard a vendu sa vieille Fiat à une étudiante qui est en fait en TD avec moi et je suis homosexuel et Martine vient de quitter Philippe parce qu’elle ne voulait pas de relation à distance maintenant qu’il part six mois en stage au Japon, c’est triste, mais bon, c’est la vie. T’en penses quoi ?

Méthode de l’horreur médicale : Papa, j’ai fait un scanner. Les médecins m’ont dit que j’ai une tumeur. [le laisser flipper] Mais non, je plaisantais, en fait, non, je suis juste pédé.

Méthode de la devinette analogique : Maman, à ton avis, qu’est ce que Rupert Everett, Amélie Mauresmo, Elton John et moi avons en commun ?

Méthode de la réincarnation : Papa, tu comprends, c’est mon âme qui veut ça, après plusieurs existences d’hétérosexuel, j’ai la chance de pouvoir vivre pleinement les relations entre personnes du même sexe.

Méthode de l’analogie culinaire : Maman, je t’ai déjà dit que je préfère les carottes aux huitres ? Tu me suis là ?

Méthode des travaux pratiques : Papa, si je commence à rouler des patins à Jérémie devant toi, le message sera-t-il assez clair ?

Méthode culpabilisante de l’inné : Je suis gay ! Je suis né comme ça et vous voudriez que je vive une existence entière de déni de ma véritable personnalité ?

Méthode culpabilisante de l’acquis : Je suis gay ! Apparemment, c’est le contexte familial et social qui prédispose à l’homosexualité et c’est à MOI que vous chiez une pendule ?

Méthode dite de la déduction religio-fallacieuse : Le Seigneur proscrit les actes contre nature. Hors, c’est dans ma nature que de préférer les personnes de mon sexe. Et vous voudriez que je m’adonne à des actes impurs contre ma volonté et celle de notre créateur ?

Méthode du sport salvateur : Si Amélie Mauresmo l’assume, je peux moi aussi !

Méthode de l’anti-Mars-Vénus : Tu vois Papa, t’arrêtes pas de me répéter que les femmes sont des chieuses. Ben moi j’ai trouvé la solution…

Méthode du rapprochement maternel : Comment ça je suis écœurant Maman ? Toi, tu pourrais coucher avec une femme ? Non ? Ben moi non plus !

Méthode du syllogisme : Les homosexuels sont des hommes. Je suis un homme, donc je suis homosexuel.

Méthode statistique : Maman, y’a 10% de gays et de lesbiennes dans la population. Mes 9 cousins et cousines sont tous mariés. Fallait bien rentrer dans la statistique non ?

 

 
3

J’ai testé pour vous: Total Recall , mémoires programmées

Posté par Juju à août 28, 2012 dans Faut bien s'occuper

En fan absolu du fabuleux navet de Paul Verhoeven de 1990 qui a révélé Sharon Stone avant que Basic Instinct ne la propulse au rang de superstar iconique, je me suis précipité dans mon cinéma dès la sortie de ce remake. J’avais bien pris soin de ne pas lire les critiques, apparemment catastrophique de cet opus. Alors, le remake, mieux que l’original?

Le scénario

Le film d’origine avait mis la barre très haut avec une croustillante action partagée entre la terre et mars, la planète rouge battant tous les records en générant une atmosphère en moins de 5 minutes montre en main. On se dit alors qu’il est difficile de faire moins crédible, et non, raté ! Le nouveau film zappe totalement mars et plante son intrigue sur une terre ravagée par une guerre bactériologique où le Royaume Uni et l’Australie sont les seuls territoires préservés. Ils sont reliés par un ascenseur géant qui traverse toute la croute terrestre en quelques minutes. L’histoire tient dans l’ensemble encore moins la route que la précédente, dans la mesure où les rapports entre les personnages sont encore plus obscurs, et l’intrigue encore plus boiteuse et pas crédible du tout que dans la version de 1990. La version originale mettait en scène une rébellion pour obtenir l’indépendance de Mars alors que celle de 2012 cantonne son intrigue aux luttes de pouvoir et d’autonomie entre les deux territoires restant sur terre.

Verdict: la version de 1990 gagne haut la main.

 

Les effets spéciaux

Évidemment, 22 ans ont passé et la version de 1990 souffre de la comparaison. La version 2012 en met plein la vue, même si c’est parfois trop, l’overdose guettant rapidement le spectateur. Cette surenchère nuit à la crédibilité de l’histoire mais étant donné que ceci n’est absolument pas la préoccupation du réalisateur (c’est même plutôt une vague arrière-pensée), on se laisse emporter par les courses de voiture volantes façon 5ème élément et les scènes de baston toutes plus improbables les unes que les autres dans un tourbillon d’action décérébrée et quand même sacrément édulcorée (si le nombre de cadavres dépasse la version de 1990, les scènes sont nettement moins gores et sanglantes).

Verdict: la version 2012, forcément

 

Les acteurs

D’un côté on a Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Michael Ironside et Rachel Ticotin, de l’autre Colin Farrell, Kate Beckinsale, Jessica Biel et Brian Cranston. Malgré la musculature inégalable de Schwarzy, son jeu monolithique et ses deux expressions faciales disponibles (surprise et colère) en font un piètre acteur. Farrel joue un personnage crédible malgré un scénario indigent. Evidemment, la performance miteuse du gouverneur de Californie était compensée par celle -formidable- d’Ironside, dont le personnage a littéralement disparu de la version 2012, celui de Kate Beckinsale reprennant à la fois celui tenu par Sharon Stone et celui d’Ironside justement. Et c’est là que le bat blesse. Les personnages féminins de la version 2012 sont d’une platitude affligeante. Leur capacités physiques hors du commun déshumanisent encore plus deux personnages déjà sans aucun relief et qu’on conf presque à l’écran dans les scènes d’action. Rien à voir entre l’opposition entre la blonde vénéneuse et la brune pulpeuse dans une scène de baston d’anthologie (la fameuse scène de l’ascenseur) dont la version 2012 est sans aucun intérêt. Et même si Sharon Stone n’était pas, à la sortie du film, la star qu’elle est devenue par la suite, son jeu est d’une toute autre classe que celui de ses deux consœurs actuelles.

Verdict: sans aucune hésitation, la version de 1990.

 

L’intérêt général du film

Dans le contexte de 1990, le film était novateur, osé et truffé de clins d’œils vraiment intéressants ; la femme à trois seins, la scène de la douane, le mutant qui sortait du corps de son hôte, toute la ville futuriste sur Mars, autant d’éléments qui donnaient au film une vraie personnalité. La version de 2012 reprend plusieurs de ces éléments, parfois avec intelligence (la scène de la douane par exemple, où le clin d’œil est juste génial) mais cela n’est pas suffisant pour relever le niveau général du film. Malgré la qualité des effets spéciaux, le film ne présente pas grand chose de novateur par rapport à ce qui s’est fait en science fiction dans les 20 dernières années alors que la version de 1990 pouvait s’enorgueillir de présenter quelque chose de nouveau et d’original, celle de 2012 n’apporte finalement pas grand chose, si ce n’est quelques plans pas trop dégueu sur Colin Farrel en caleçon (mais pas à poil hélas).

Verdict: sans surprise, la version 1990.

 

Résultat du match sans appel, la version de 1990 l’emporte 3-1, malgré son potentiel nanar déjà surélevé. La version de 2012 réussit la prouesse de faire passer celle de 1990 pour un chef d’œuvre du septième art, ce qui n’était pourtant pas gagné d’avance…

 
4

Prometheus

Posté par Juju à juin 18, 2012 dans Actu, Faut bien s'occuper

En tant que fan absolu du premier Alien, j’attendais avec impatience le nouveau Ridley Scott. 33 ans après son chef d’œuvre d’épouvante et de science fiction, le maître a-t-il réédité son exploit?

Le film démarre sur les chapeaux de roue par des vues incroyables d’un paysage d’une autre planète où une créature humanoïde se désagrège après avoir ingéré une étrange substance. A ce titre, on est soufflé par la beauté de la 3D. Hélas, après un début très prometteur, celle-ci est sous-utilisée pendant tout le reste du film, au point qu’on oublie totalement qu’on regarde un film en 3D, si ce n’est à cause du poids de ces foutues lunettes.

L’intrigue se déroule 30 ans avant celle d’Alien et emmène un groupe de scientifiques sur une planète lointaine de la terre, en recherche de créatures humanoïdes, appelées « ingénieurs » dont on découvre qu’ils sont génétiquement liés à l’espèce humaine et l’ont visiblement engendrée. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu et la mission dégénère, voyant ses membres disparaitre les uns après les autres, victimes des armes biologiques présentes sur la planète (transformation en zombie quasi indestructible, vers géants parasites, liquide générant des parasites dans l’organisme et j’en passe). Au final, seule la scientifique Elizabeth Shaw, personnage principal du film échappe au funeste destin des protagonistes du film et quitte la planète, au terme d’un combat contre le seul ingénieur survivant sur la planète, tué par une créature à tentacules qui pond en lui. On découvre à la fin du film, naissant du corps de l’humanoïde, le premier alien, Scott créant ainsi le trait d’union entre ce film et son chef-d’œuvre de 1979.

Le film est servi par une belle brochette d’acteurs dont Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron et le sublime Logan Marshall-Green. Noomi Rapace campe très bien le personnage principal de l’intrigue, même si elle souffre de la comparaison avec l’emblématique personnage de Ripley, Sigourney Weaver étant franchement inégalable. Fassbender joue un androïde et déploie des trésors de talent pour mimer la ressemblance d’une machine ultra perfectionnée avec un être humain. Il est bluffant. Charlize Theron excelle dans le rôle de la pétasse sans âme. Marshall-Green brille plus par sa plastique irréprochable que par son jeu -agréable, mais un peu monolithique- mais qu’importe, son personnage crevant dans ces circonstances abominables à la moitié du film.

Si l’image et le son ne souffrent d’aucun reproche, le film traine en longueur et manque à la fois d’action et de suspense. Scott a surtravaillé l’esthétique avec de très (trop?) nombreuses références à Giger, le père de l’Alien et en a oublié de mener tambour battant un film qui aurait pu s’approcher de son illustre prédécesseur. Au final, certains passages trainent horriblement en longueur tandis que d’autres s’enchainent tellement vite que les situations paraissent peu crédibles. Un peu dommage compte tenu des moyens titanesques et d’un scénario plutôt bien foutu.

Au final, on est en présence d’un bon film, voire même très bon, mais pas exceptionnel. Il laisse néanmoins suffisamment de place pour une ou plusieurs suites. Les fans de science fiction y trouveront leur compte, les autres risquent de s’ennuyer un peu. Ceux qui recherchent l’épouvante du premier Alien seront carrément déçus.

 
2

Man in black (and blue) – texte de 2005

Posté par Juju à mai 1, 2012 dans Blogging vintage

Hôtel Mercure Tour Eiffel. On ne se refuse rien quand on est une société qui délocalise en Chine, utilise ses effectifs comme une « variable d’ajustement » et augmente constamment ses prix. On peut s’offrir la chambre à 180€ la nuit pour ceux qui restent.

Jeudi matin, 8h00, j’entre dans l’ascenseur. Je le vois, brun, 1m80, mince. Costume noir, chemise bleue et cravate mauve rayée. Cheveux courts, je lui donne 27 ans à tout casser. Ça sent le jeune manager winner dynamique propre sur lui qui en veut et qui bouffe des statistiques à longueur de journée… et en redemande.

Il me fixe d’un regard étrangement vide et triste. C’est le genre de situation où la chanson « Le blues du businessman » me revient en tête. Toujours d’actualité. Symptomatique, les écouteurs de son lecteur de MP3 remplissent ses oreilles d’une musique qui apparemment lui donne l’air absent d’un ruminant sapé en Hugo Boss.

Je me décide à lui sourire. Il a eu la même idée visiblement, tant notre échange a été simultané. Son regard se perd à nouveau dans le vide de l’ascenseur alors qu’il reste quatre étages à descendre. On dirait presque qu’il pose. C’est autant touchant que ridicule. J’aimerais lui parler, mais je n’ose pas vraiment. Il semble à la fois accessible et distant, doux et terriblement méfiant. J’esquisse un dernier sourire qu’il me retourne aussitôt. Je quitte l’ascenseur.

Ce que les miroirs peuvent être cruels parfois…

Copyright © 2013 I love Juju All rights reserved. Theme by Laptop Geek. Admin