Petits potins
… avec Elsa, dans un bar à Paris, autour d’un verre.
- Tu sais quoi, apparemment, Catherine Deneuve serait toujours entre deux whiskeys !
- Ma chérie… on l’est tous non ? Il faut juste savoir de combien ils sont espacés…
… avec Elsa, dans un bar à Paris, autour d’un verre.
- Tu sais quoi, apparemment, Catherine Deneuve serait toujours entre deux whiskeys !
- Ma chérie… on l’est tous non ? Il faut juste savoir de combien ils sont espacés…
Une fois n’est pas coutume, j’avais rendez-vous samedi dernier avec la délicieuse Charlène Lopez, pour assister à une représentation de Die Tote Stadt (la ville morte), un opéra de Korngold où chantait mon ami Stéphane Degout.
L’histoire est celle d’un homme Paul, hanté par la mémoire de son épouse morte, Marie, et qui fait la connaissance de Marietta, une femme lui ressemblant étrangement. Le reste de l’histoire est un voyage onirique, un enchevêtrement de réminiscences, de rêves et d’hallucinations qui se mélangent et emportent le spectateur de surprise en surprise. La musique datant des années 20 est sublime, merveilleusement dirigée par Pinchas Steinberg auquel le public réserve un triomphe à la fin de la représentation. La mise en scène de Willy Decker a fait le tour du monde et continue de fasciner, par sa richesse, sa beauté et son originalité.
J’ai trouvé les chanteurs excellents. Robert Dean Smith a chanté un Paul touchant, crédible, vocalement infaillible. Ricarda Merbeth lui a donné la réplique avec brio, dans le rôle sublime de Marietta. Second rôle féminin, Doris Lamprecht a chanté le rôle de Brigitta à la perfection. Et que dire de mon cher Stéphane Degout, dans le rôle de Frank/Fritz, qui n’en finit plus de me ravir à chaque fois que je le vois sur scène.
Evidemment, il était impensable que le spectacle donné sur scène ne soit completé d’un spectacle en salle. A l’origine, c’est Elsa qui devait m’accompagner. Mais elle était malade et j’ai dû trouver une remplaçante de dernière minute. Tri-Tinh étant en tournée au Bangladesh, j’ai dû me rabattre sur Charlène.
- Qu’est-ce que je dois mettre ?!
- Euh, comme tu le sens Charlène. Mais on va à l’opéra, donc un truc où on ne voit ni tes seins, ni ta chatte, ni ton trou du cul, tu as ça ?
- Hm… j’ai une robe de mariée ?!
- Euh, t’as rien d’autre ?
- Ah, si, là une robe de cocktail !
- Ouf, ben mets ça !
…
Je n’ai pas été déçu du voyage !

Bien sûr, les choses auraient pu se limiter aux regards désapprobateurs des quelques vieilles scandalisées par sa tenue (alors que leurs maris retrouvaient des érections de jeunots en la reluquant), mais c’était sans compter sur Charlène qui a décidé de jeter son dévolu sur un des harpistes qu’elle s’est acharchée à vouloir séduire depuis le premier balcon en lui faisant son désormais célébrissime « numéro des seins mouvants »… un miracle que nous ne nous soyons pas fait jeter.
A l’entracte, elle a évidemment tenu à me montrer qu’elle arrivait à pisser debout dans les urinoirs, ce qui a énormément plu à quelques messieurs âgés présents dans les toilettes avant de montrer ses seins au serveur du bar pour tenter d’avoir une coupe de champagne gratos.
A la fin du spectacle, nous sommes partis pendant les applaudissements, pour éviter un nouveau scandale.
- Putain, c’est la dernière fois que je t’emmène à l’opéra. Le harpiste t’a pas vue, mais tous les autres spectateurs si !
- Oooooh, il m’a fait mouiller de la chaaaaaatte !
- Grrrr, tu sais pas te tenir morue ! T’as aimé au moins ?
- Moui, mais bon, c’est trop chargé cette musique, je préfère des trucs plus légers.
- Comme du baroque tu veux dire ?
- Non, comme Lady GaGa.
…
Une soirée inoubliable…
Le temps d’une trêve, de délicieuses petites vacances ensoleillées à Majorque, j’y ai cru, il y a cru, nous y avons cru. Le problème du verbe croire, c’est qu’il ne se conjugue qu’au présent. La croyance passée est aussi vaine que l’espoir futur est incertain. Oui, je sais, je débite des phrases pseudo-philosophiques à la mord-moi-le-gland comme une serveuse débite des chopes de bière un soir d’Oktoberfest à Munich. Je ferais mieux d’en parler à un psy vous dites, ouais, c’est prévu.
Bref, pour les ras-du-bulbe qui auraient pas encore compris, ou pour les deux glands qui ont atterri ici en espérant voir du porno, c’est fini entre Roméo et moi. Hein, c’est qui Roméo ? ben lisez les archives. Pour ceux et celles qui suivent encore, oui, vous trois là-bas, au fond à gauche, je sais, ça a déjà été annoncé à mainte reprises, mais cette fois-ci c’est pour de bon. Hein, j’avais dit ça la fois d’avant, ouais, je sais…
Fin d’une histoire, je n’ai aucune envie de m’apesentir, je reprends juste ces mots que j’ai écris il y a quelques mois sur notre relation. Tout est dit.
J’ai changé. Il m’a changé. Je peux me retourner sur cette belle histoire, caresser ses lumières, apprivoiser ses ombres, accepter que nous ne sommes que de passage dans la vie de l’autre, garder l’éclat de ces sentiments, embrasser tendrement les fantômes de ces petits bonheurs passés.
Si vous avez aimé « Life in cartoon motion », le premier album de Mika, vous allez adorer « The boy who knew too much », son deuxième opus, très attendu après le succès planétaire du premier.
Ceci est une critique manquant totalement d’ojbectivité car j’adore Mika, autant pour son côté fantasque que pour son univers musical créatif et ingénieux, en plus il est mignon comme un coeur, pas prétentieux pour un sou, il entretient (sans grande efficacité, qu’on se le dise) le mystère autour de sa sexualité et pond des tubes à la chaine.
L’album est dans la veine du premier, truffé de super mélodies qui restent en tête. La voix de Mika oscille toujours entre son registre grave et sa voix de tête, les choeurs sont à l’honneur sur plusieurs morceaux (y compris des choeurs d’enfant comme dans certaines chansons de l’album précédent). Il y en a vraiment pour tous les gouts sur ce délicieux petit album très pop et franchement irrésistible. Bon, y’aura toujours l’un où l’autre grincheux pour critiquer ce bijou, mais quand on voit les « stars » actuelles de la pop mondiale qui trainent leur manque total de créativité et de renouvellement dans les stades de la planète, Mika est un ovni savoureux à l’oreille.
Vous l’aurez compris, j’adore, j’adhère même (si ça pouvait être contre Mika, ce serait encore mieux).
We are golden, le premier single de l’album sur youtube.
La critique du Figaro
A chaque fois que je termine un roman d’Amélie Nothomb je me dis que c’est le dernier que j’ingurgite. A chaque rentrée littéraire, je craque et trahis ma promesse en fonçant sur sa production dès que je l’aperçois. Charlène va encore hurler à la lune en lisant ce post, mais je n’y peux rien, la mystérieuse entartinée de pâte de riz et de rouge à lèvre couleur sang et sa prose ont un pouvoir d’attraction irrésistible sur moi.
Son dernier roman, le voyage d’hiver, est, disons-le tout de suite, un bon bouquin, sans pour autant atteindre les sommets d’un « stupeur et tremblements » ou de « biographie de la faim », mais évitant le marasme de certaines de ses productions récentes. Il met en scène trois personnages totalement loufoques, Zoïle, Astrolabe et Aliénor au rythme de digressions racontées par le personnage principal, lequel planifie un attentat en détournant un avion. L’auteur saupoudre çà et là de jolies références, en particulier à Schubert et quelques réflexions goûtues.
Le style est toujours aussi savoureux, certains passages m’ont valu un énorme fou rire qui a amusé tout le tram où je me trouvais et on lit le bouquin quasiment d’une traite, comme à chaque fois. Amélie Nothomb est un génie qui manie les mots avec brio et intelligence. Néanmoins, ce bouquin, comme nombre de ses précédents, m’a laissé cette impression de facilité. Nothomb est ce que les américains appellent une « underachiever« , quelqu’un qui « performe » en dessous de ses moyens. Elle a un tel talent rédactionnel qu’elle se repose sur ses acquis. Sa narration géniale comble le vide intersidéral de certaines de ses intrigues. On oscille entre admiration et agacement, tout particulièrement quand les personnages dévoilent leurs prénoms à coucher dehors triomphalement, procédé utilisé à l’envi par l’auteur, mais qui n’apporte finalement pas grand chose. On avale ce bouquin comme un macaron délicieux mais pas nourrissant pour deux sous. C’est un exercice de style réussi, mais est-ce pour autant une bonne histoire?
Promis, l’année prochaine, je me retiendrai !
La critique du Figaro
Ma critique du Fait du Prince
Ma critique de Ni d’eve ni d’Adam
Ma critique de Journal d’hirondelle (lisez les commentaires aussi, c’est gra-ti-né !)
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