Posté par Juju à fév 25, 2010 dans
Blogging
J’ai envie de donner au vent mes souvenirs, ne plus tourner mes pages, les arracher, les oublier, ne plus ressentir ni amertume ni regret, avaler mon futur et retrouver mon présent.
Comprenne qui pourra, je n’ai rien pris, rassurez-vous, j’aurais peut-être dû.
A force de m’être perdu, je ne sais même plus ce que je dois trouver.
« Je ne le comprends plus, il a tellement changé… » ces mots sont à la fois durs et étrangers. A l’heure où le nom de ce blog m’est si paradoxal, j’ai juste envie qu’on me dise « i love juju ».
Posté par Juju à fév 15, 2010 dans
Blogging
Mon ex ayant menacé de porter plainte contre moi, j’ai décidé de céder à son chantage et ai retiré l’article relatif à ma Saint Valentin du blog.
Bonne journée à toutes et tous.
Posté par Juju à fév 12, 2010 dans
Actu,
Faut bien s'occuper
Une torture sur grand-écran…
En matière de situations tordues, de gueules cassées, de relations psychologiques vicelardes et d’humour noir, les frères Coen se sont à nouveau surpassés en pondant « A serious man ».
Après une énigmatique introduction qu’on situe au début du 20ème siècle, l’histoire se déroule en 1967 à Minneapolis. Le film montre la vie de Larry Gopnik, un jeune professeur de physique en attente d’un poste définitif dans son département, vie qui a progressivement partir en brioche lorsque sa femme Judith demande le divorce pour épouser leur ami Sy Ableman, veuf depuis trois ans. A ceci s’ajoute le fardeau représentée par Sarah, sa fille, obsédée par son apparence, Danny son fils paumé fumeur de joints et Arthur, son frère qui squatte la maison familiale et semble à moitié dément.
Le film est une merveille narrative et visuelle mais est atroce et insupportable à regarder de bout en bout. On trépigne face à l’impuissance et la mollesse du personnage principal, totalement passif face à des problèmes qui s’accumulent comme à une montagne face à lui. Pire encore, il semble être le seul personnage sain d’esprit, dans un monde entouré de fous, qu’il s’agisse de sa femme, de l’amant de cette dernière, de sa famille, des rabbins qu’il rencontre, de l’étudiant coréen qui le harcèle.
Le film se termine comme il a commencé, sur un point d’interrogation. Qu’en dire au final ? Perso, j’ai détesté l’histoire, tout en appréciant toutefois les qualités évidentes de la réalisation et du parti pris des réalisateurs. Si vous voulez vous torturer et rire jaune au passage, allez-y, sinon, zappez.
Posté par Juju à fév 11, 2010 dans
Actu,
Faut bien s'occuper
Le vrai Grand Bleu…
Autant commencer tout de suite par la fin. Le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud est absolument sublime. Si vous ne l’avez pas encore vu, allez-y. Lorsqu’on dit que les plus belles choses sont celles créées par la nature, ce n’est pas qu’une phrase de vieux con nostalgique de l’époque où nous pataugions dans la boue et les crottes de chèvres. Océans en apporte la preuve par l’image.
Quatre années de tournage, des moyens technologiques impressionants et inédits, des équipes aux quatre coins du monde pour chercher les images les plus grandioses. Le résultat est un film fascinant, touchant, pas moralisateur ni alarmiste, mais qui pose avec justesse les questions des choix que l’humain fait et impose à notre planète.
Océans nous emmène la la rencontre des écosystèmes marins et nous dépeint la vie de dizaines d’espèces, des crustacés les plus petits aux géants des océans tels que le cachalot ou la baleine bleue. Les images sont d’une beauté à couper le souffle, souffle qu’on retient au cours -par exemple- d’une séquence incroyable où un plongeur nage, sans la protection d’une cage, aux côtés d’un énorme requin blanc de plus de 5 mètres. On frissonne en voyant les otaries se faire dévorer par de gigantesques orques. On est touché, enfin, par la beauté des baleines à bosses, ces magnifiques mammifères longs de 15 mètres, pesant plus de 25 tonnes et qui évoluent dans l’élément liquide avec l’aisance et la grâce d’oiseaux en vol.
« Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté« …
A croire que Baudelaire a vu les mondes sous-marins avant d’écrire la plus belle ligne de son plus beau poème.
Le message du film, même s’il comporte des notes graves, est un message de vie et de prise de conscience. Nos océans sont la source de notre vie. C’est dans les mers primitives que la vie s’est développé, bien avant de coloniser la surface de la planète. La vie a existé pendant des dizaines de millions d’années sous l’eau avant de s’en extraire et c’est cette même vie qui est aujourd’hui menacée par l’activité humaine (pollution, surpêche, fonte de la banquise, etc…). Préserver nos océans, c’est préserver la vie sur terre.
Je vous recommande vraiment ce film. Le seul reproche qu’on puisse lui faire est de ne pas assumer pleinement sa dimension éducative, puisque le spectateur ne connait pas forcément toutes les espèces montrées à l’écran. Bien évidemment, cela a permis à la maman assise derrière moi de corriger son bambin en lui disant « non mon chéri, la baleine n’est pas un poisson, c’est un mammifère ».
Enfilez vos palmes et foncez au ciné le plus proche.
Le site officiel du film, merveilleusement documenté et passionnant.