A serious man

Posted by Juju on fév 12, 2010 in Actu, Faut bien s'occuper |

Une torture sur grand-écran…

En matière de situations tordues, de gueules cassées, de relations psychologiques vicelardes et d’humour noir, les frères Coen se sont à nouveau surpassés en pondant « A serious man ».

Après une énigmatique introduction qu’on situe au début du 20ème siècle, l’histoire se déroule en 1967 à Minneapolis. Le film montre la vie de Larry Gopnik, un jeune professeur de physique en attente d’un poste définitif dans son département, vie qui a progressivement partir en brioche lorsque sa femme Judith demande le divorce pour épouser leur ami Sy Ableman, veuf depuis trois ans. A ceci s’ajoute le fardeau représentée par Sarah, sa fille, obsédée par son apparence, Danny son fils paumé fumeur de joints et Arthur, son frère qui squatte la maison familiale et semble à moitié dément.

Le film est une merveille narrative et visuelle mais est atroce et insupportable à regarder de bout en bout. On trépigne face à l’impuissance et la mollesse du personnage principal, totalement passif face à des problèmes qui s’accumulent comme à une montagne face à lui. Pire encore, il semble être le seul personnage sain d’esprit, dans un monde entouré de fous, qu’il s’agisse de sa femme, de l’amant de cette dernière, de sa famille, des rabbins qu’il rencontre, de l’étudiant coréen qui le harcèle.

Le film se termine comme il a commencé, sur un point d’interrogation. Qu’en dire au final ? Perso, j’ai détesté l’histoire, tout en appréciant toutefois les qualités évidentes de la réalisation et du parti pris des réalisateurs. Si vous voulez vous torturer et rire jaune au passage, allez-y, sinon, zappez.

3 Comments

edouard
fév 12, 2010 at 17:26

Vous divaguez mon jeune ami !!!! je n’ai absolument pas vécu le film de cette manière … notre malheureux héros est en quête d’une réponse qui viendrait expliquer les événements horribles qui semblent (je dis bien semblent) lui tomber dessus … à ce titre il n’est pas du tout « mou », il s’active pas mal pour trouver cette satanée réponse tout en essayant de conserver ce qui lui reste, ce qui entre nous est plutôt admirable compte tenu du bourbier impossible dans lequel il se retrouve … et Juju ! Pense au parking .. ce joli petit parking …
En revanche là où je te rejoins c’est sur le point d’interrogation final, quel soulagement pour moi ! Je craignais l’atroce fin venant tout expliquer et résoudre … Heureusement on peut faire confiance aux Coen … définitivement je les adore
A noter : la performance de Aaron Wolff qui joue le fils Danny Gopnik, exceptionnel !


 
Juju
fév 12, 2010 at 22:39

Moui, la dimension spirituelle que tu mentionnes est effectivement présente, mais ce n’est pas ce qui m’a marqué le plus. Je suis trop terre à terre actuellement.

Au passage, j’ai découvert que je comprenais couramment le yiddish


 
Yael
mar 2, 2010 at 10:53

D;accord avec toi Juju. Adorant les freres Coen, je me jette sur leur films des leurs sorties mais la, et bien j’ai du louper la dimension spirituelle parceque j’ai vraiment pas accroche, ni a leur avant-dernier film d’ailleurs.
A part l’anecdote des dents qui m’a vraiment epate :)


 

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