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	<title>I love Juju &#187; Lecture</title>
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	<description>Swimming with sharks, dancing with flamingos!</description>
	<pubDate>Sat, 10 May 2008 14:42:44 +0000</pubDate>
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		<title>Ni d&#8217;Eve ni d&#8217;Adam</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 09:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque rentrée littéraire est l&#8217;occasion pour Amélie Nothomb de dévoiler son nouvel ouvrage à ses hordes de fans qui font d&#8217;elle l&#8217;une des auteures les mieux payées de l&#8217;hexagone et bien qu&#8217;ayant adoré plusieurs de ses bouquins, en particulier le formidable &#8220;Hygiène de l&#8217;assassin&#8221; et l&#8217;hilarant &#8220;Stupeur et tremblements&#8221;, je m&#8217;interrogeais sur la qualité récente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/nothomb.jpg" alt="" align="left" hspace="7" vspace="2"/>Chaque rentrée littéraire est l&#8217;occasion pour Amélie Nothomb de dévoiler son nouvel ouvrage à ses hordes de fans qui font d&#8217;elle l&#8217;une des auteures les mieux payées de l&#8217;hexagone et bien qu&#8217;ayant adoré plusieurs de ses bouquins, en particulier le formidable &#8220;Hygiène de l&#8217;assassin&#8221; et l&#8217;hilarant &#8220;Stupeur et tremblements&#8221;, je m&#8217;interrogeais sur la qualité récente de la production de l&#8217;écrivain. Pour un &#8220;Biographie de la faim&#8221; réussi en 2004, un &#8220;acide sulfurique&#8221; pas inintéressant mais convenu en 2005 et un &#8220;journal d&#8217;hirondelle&#8221; baclé et fade en 2006 ne laissaient rien augurer de bon. A mesure que le temps passe, le rythme effréné d&#8217;une parution par an semble affecter la production d&#8217;Amélie Nothomb.</p>
<p>&#8220;<strong>Ni d&#8217;Eve ni d&#8217;Adam</strong>&#8221; déjoue les pronostics pessismistes. Le bouquin est très agréable à lire et s&#8217;inscrit dans la lignée de &#8220;Stupeur et tremblements&#8221; sans pour autant en atteindre les sommets. En se replongeant dans sa bouillonnante expérience japonaise, elle dévoile l&#8217;autre face de cette vie passée, à savoir la relation amoureuse qu&#8217;elle vivait avec un Tokyoite pour le moins particulier en parallèle de son enfer professionnel au sein de la société Yumimoto. </p>
<p>L&#8217;histoire est très touchante, voire poétique sous certains aspects, les protagonistes sont attachants et l&#8217;occasion d&#8217;un bain dans une culture telle que la japonaise est irrésistible sous la plume brillante de Nothomb. Une fois encore, je pense qu&#8217;on peut lui reprocher de se citer et de tomber dans certains de ses travers (la déification personnelle qui devient vraiment insupportable et presque hors de propos au fil des romans où elle en use et en abuse) et de ne pas fournir un effort personnel d&#8217;écriture à la hauteur de son talent d&#8217;écrivain. Nothomb est brillante, le bouquin est bon, voire très bon, mais il lui manque un trait de génie. </p>
<p>Au final, Ni &#8220;<strong>d&#8217;Eve ni d&#8217;Adam</strong>&#8221; se déguste avec plaisir, on partage l&#8217;affection profonde de Nothomb, et pour celui qui était son amant et pour le pays du soleil levant dont elle sait dévoiler les particularités, titillant la curiosité du lecteur tout en forçant le sourire par le cocasse ou l&#8217;absurde de certaines situations. Pas son meilleur bouquin, mais une belle réussite tout de même.</p>
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		<title>L&#8217;aube, le soir ou la nuit - Yasmina Reza</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 08:38:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Ils jouent gros, c’est ce qui me touche. Ils jouent gros. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils se sont mis eux-mêmes sur le tapis. Ils ne jouent pas leur existence, mais plus grave, l’idée qu’ils s’en sont faite.
Yasmina Reza était attendue au tournant. Non seulement la sur-médiatisation de son ouvrage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ils jouent gros, c’est ce qui me touche. Ils jouent gros. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils se sont mis eux-mêmes sur le tapis. Ils ne jouent pas leur existence, mais plus grave, l’idée qu’ils s’en sont faite.</em></p>
<p>Yasmina Reza était attendue au tournant. Non seulement la sur-médiatisation de son ouvrage peu avant sa sortie promettait nombre de réactions, mais le choix du sujet en ferait un incontournable.</p>
<p>Je n’irai pas par quatre chemins, le résultat est décevant. Loin de moi l’idée de dire qu’il sa’git d’un mauvais bouquin, non, mais c’est vraiment le résultat, le sentiment qu’on peut avoir lorsqu’on referme ce livre qui est décevant. </p>
<p>Pourtant, l’entreprise de Reza était audacieuse. Faire d’un homme politique sur le point de devenir président de la République un personnage de roman est en soi une idée formidable, une opportunité de sortir des sentiers rebattus et souvent insipides des livres politiques, qui oscillent invariablement entre le scandale et la critique exacerbée ou l’éloge baveuse et l’auto-satisfaction.</p>
<p>Rien de cela ici. Yasmina Reza a un concept qu’elle décline tout au long de son histoire. L’immobilisme, c’est la mort, ce sont les personnages qui sont en devenir qui sont intéressants. Une fois encore, en soi, l’idée est louable. L’écriture est moderne, présent, phrases courtes, style punchy, incisif, économie de mots. Là aussi, on ne peut lui reprocher un style très personnel mais qui se montre très efficace. Reza est observatrice, vive, on le sent dans son écriture.</p>
<p>C’est finalement sur le fond que Yasmina Reza se plante en beauté. Son intention de faire d’un homme comme Nicolas Sarkozy le personnage d’un roman et non d’un ouvrage d’analyse politique est –je le répète – louable, mais manque à mon avis totalement la cible. Passer Sarko dans une grille de lecture aussi étriquée que celle que Yasmina Reza impose à son ouvrage tient du raccourci presque grotesque. Sans lui demander d’analyse politique, puisque ce n’est pas le propos du livre, on ne peut que rester sur sa faim devant la rapidité avec laquelle l’auteur avale certains moments. Pour être restée un an dans l’entourage du candidat, le contenu est d’une pauvreté préoccupante. Hormis les thèmes de l’immobilisme, du devenir et du mouvement, rien ne vient lier les éléments que l’auteur retient et fait se succéder de manière de plus en plus incohérente au fil des pages.</p>
<p>On jubile pendant les quarante premières, à tort car on se réjouit d’un final qui ne viendra pas. A force de vouloir calquer sur Sarkozy une analyse pré-établie, Reza le vide quasiment de sa substance. A enchaîner les éléments sans réelle cohérence d&#8217;ensemble, on a l’impression qu&#8217;elle donne de (trop) rares coups de lampe de poche dans le noir, l&#8217;obscurité s&#8217;intensifiant au fil des pages. Car l’auteur a adapté ses observations et le récit qu’elle en fait à une analyse qui lui tient à cœur (les thèmes récurrents de l’immobilisme, du mouvement et de devenir) au lieu d’analyser ses observations après les avoir faites. A trop vouloir suivre un plan qu’elle s’était fixé, peut-être avant même d’avoir rencontré Nicolas Sarkozy, elle appauvrit considérablement le propos d’un bouquin qui aurait pu être exceptionnel.</p>
<p>Au final, ce bouquin ne fera que conforter les uns et les autres dans leurs convictions. Yasmina Reza a souhaité analyser le mouvement. Soit, mais c’est à mon avis une erreur de lecture. On peut bouger sans avancer, sans agir. Depuis son élection d’ailleurs, Sarkozy bouge, beaucoup. Il brasse même l’air autour de lui à la vitesse du son, mais cela implique-t-il nécessairement une action ou un devenir ? Le raccourci est facile, mais il n’en est pas moins faux. Le bouquin qui se voulait radicalement à contre-courant d’une culture ambiante la porte finalement au paroxysme. Il en ressort une « pipolisation », une lecture exacerbée de l’individualisme. Si on retire la grande qualité de l’écriture et le côté off, hors micro, hors caméras, on se dit qu’on n’est plus proche d&#8217;un numéro spécial de Paris Match que d&#8217;un ouvrage de qualité.</p>
<p>Dans l&#8217;air du temps donc, mais pas une réussite pour autant.<br />
Dommage.</p>
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		<title>Cher Oncle Georg</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jun 2007 12:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans les années 80, au hasard de recherches généalogiques, Mireille Horsinga-Renno retrouve un grand-oncle allemand, Georg Renno. De correspondances en rencontres, elle s&#8217;attache profondément à cet homme brillant et aimant qu&#8217;elle s&#8217;émerveille de connaitre, jusqu&#8217;au jour où, au détour d&#8217;une conversation, elle découvre le véritable visage de Renno, médecin du IIIème Reich nommé au Chateau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/onkel-georg.jpg" alt="" align="left" hspace="7" vspace="2"/>Dans les années 80, au hasard de recherches généalogiques, Mireille Horsinga-Renno retrouve un grand-oncle allemand, Georg Renno. De correspondances en rencontres, elle s&#8217;attache profondément à cet homme brillant et aimant qu&#8217;elle s&#8217;émerveille de connaitre, jusqu&#8217;au jour où, au détour d&#8217;une conversation, elle découvre le véritable visage de Renno, médecin du IIIème Reich nommé au Chateau de Hartheim, où est exécuté le programme T4, visant  l&#8217;élimination massive des personnes handicapées, dont la vie est jugée inutile et improductive. Avec sa chambre à gaz et son four crématoire, le Chateau de Hartheim verra plus de 18.000 personnes mourir entre ses murs. Le Docteur Renno mourra impuni en 1997.</p>
<p>C&#8217;est cette troublante histoire de famille, marquée par un des nombreux aspects les plus ignobles et répugnants de l&#8217;histoire du nazisme que raconte l&#8217;auteur dans ce livre. La narration est très bien construite. Elle part de l&#8217;histoire personnelle de Mireille Horsinga-Renno et trace en parallèle le parcours du grand oncle devenu un des bras droits du régime nazi. On découvre d&#8217;une part le lien qui se tisse entre la femme et l&#8217;ancien criminel et d&#8217;autre part l&#8217;évolution dans l&#8217;horreur entre l&#8217;entrée au parti du Docteur et la fin de la guerre.</p>
<p>J&#8217;avais entendu parler du programme T4, sans toutefois en connaître les détails. Celui-ci consistait en l&#8217;euthanasie massive des handicapés, blessés de guerre ou personnes âgées considérés comme irrécupérables et donc improductifs par le Reich. Le Docteur Renno a été l&#8217;un des exécutants de ce programme au Chateau de Hartheim en Autriche, devenu une annexe du camp de Mauthausen. Cet homme que l&#8217;auteur décrit comme cultivé et attachant aura froidement conduit à la mort des milliers de personnes et sera passé entre les mailles du filet de la justice allemande jusqu&#8217;au milieu des années 70. Ce livre a le mérite de réparer une injustice en dévoilant la part d&#8217;ombre d&#8217;un des personnages abominables du IIIème Reich, tout en rappelant que cet homme était tout sauf la caricature d&#8217;un monstre sanguinaire, ce qui ne peut qu&#8217;appeler à la plus grande vigilance dans des temps où le racisme assumé et les idées nauséabondes d&#8217;identité nationale ou de tolérance zéro ont le vent en poupe, ce que ne manque pas de rappeler l&#8217;auteur de ces pages qu&#8217;il faut lire absolument.</p>
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		<title>Design, Designers</title>
		<link>http://www.i-love-juju.com/index.php/archives/2006/11/30/design-designers/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Nov 2006 10:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour tous ceux et celles qui souhaitent se plonger dans le monde passionnant du design contemporain et ne savent pas par quel bout l&#8217;aborder, ce beau livre est fait pour eux. 
Terence Conran et Max Fraser ont sélectionné 110 des meilleurs designers contemporains. Le bouquin, superbement illustré, présente les créations essentielles des personnalités choisies tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/design-designers.gif" alt="" align="left" hspace="7" vspace="0"/>Pour tous ceux et celles qui souhaitent se plonger dans le monde passionnant du design contemporain et ne savent pas par quel bout l&#8217;aborder, ce beau livre est fait pour eux. </p>
<p>Terence Conran et Max Fraser ont sélectionné 110 des meilleurs designers contemporains. Le bouquin, superbement illustré, présente les créations essentielles des personnalités choisies tout en s&#8217;intéressant aux sources d&#8217;inspiration qui leur ont donné naissance. Chaque créateur est interrogé d&#8217;après un même questionnaire, certaines des réponses sont d&#8217;ailleurs troublantes, comme Philippe Starck, pour ne citer que lui, qui avoue ne pas regarder le travail d&#8217;autres designers, ce qui offre un éclairage plus personnel sur le travail des créateurs. </p>
<p>Les connaisseurs ou les amateurs éclairés resteront sur leur faim car chaque designer n&#8217;a droit qu&#8217;à une double page. Néanmoins, le bouquin présente l&#8217;avantage d&#8217;être assez exhaustif et permet d&#8217;avoir une bonne vision d&#8217;ensemble sur ce qui se passe là où naissent les idées les plus bizarres, folles ou révolutionnaires. A posséder dans sa bibliothèque !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>King Kong Théorie - Virginie Despentes</title>
		<link>http://www.i-love-juju.com/index.php/archives/2006/10/23/king-kong-theorie-virginie-despentes/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Oct 2006 18:50:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[
J&#8217;écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n&#8217;ont pas envie d&#8217;être protecteurs, ceux qui voudraient l&#8217;être mais ne savent pas s&#8217;y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/king-kong-theorie.jpg" alt="" align="left" hspace="7" vspace="0"/></p>
<blockquote><p><em>J&#8217;écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n&#8217;ont pas envie d&#8217;être protecteurs, ceux qui voudraient l&#8217;être mais ne savent pas s&#8217;y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l&#8217;idéal de la femme blanche séduisante qu&#8217;on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas.</em></p></blockquote>
<p>Difficile de ne pas avoir envie de se plonger dans la lecture du dernier bouquin de Virginie Despentes avec un quatrième de couverture pareil. Et l&#8217;impression laissée par ces quelques lignes se confirme dès les premières pages du livre que l&#8217;auteur attaque tambour battant en proposant rien moins que sa vision du féminisme, rattaché à ses expériences de jeune fille violée, de prostituée, de réalisatrice, d&#8217;écrivain et de femme tout simplement. </p>
<p>Despentes, fidèle à son style et à ses positions ne mâche pas ses mots et offre des postulats féministes pour le moins radicaux qui ne sont pas sans rappeler ceux des groupes féministes <em>hardcore</em> américains, à des années lumières de l&#8217;image moderne de la femme que les médias se plaisent à relayer, une femme heureuse dans son travail et dans son foyer, mère ou génitrice en devenir et heureuse au côté d&#8217;un homme qui lui permet de s&#8217;épanouir sexuellement. Despentes démonte méthodiquement les chichés sans faux-semblants.</p>
<blockquote><p><em>Echanger un service sexuel contre de l&#8217;argent, même dans de bonnes conditions, même de son plein gré, est une atteinte à la dignité de la femme. Preuve en est : si elles avaient le choix, les prostituées ne le feraient pas. Tu parles d&#8217;une rhétorique&#8230; comme si l&#8217;épileuse de chez Yves Rocher étalait de la cire ou perçait des points noirs par pure vocation esthétique. La plupart des gens qui travaillent s&#8217;en passeraient s&#8217;ils le pouvaient, quelle blague ! N&#8217;empêche que dans certains milieux, on répète à l&#8217;envi que le problème n&#8217;est pas de sortir la prostitution de la périphérie des villes où les prostituées sont exposées à toutes les agressions (conditions dans lesquelles même vendre du pain relèverait du sport extrême), ni d&#8217;obtenir des cadres légaux tels qu&#8217;il sont réclamés par les travailleuses sexuelles, mais d&#8217;interdire la prostitution. Difficile de ne pas penser que ce que les femmes respectables ne disent pas, quand elles se préoccupent du sort des putes, c&#8217;est qu&#8217;au fond, elles en craignent la concurrence. Déloyale, car trop adéquate et directe.</em></p></blockquote>
<p>Virginie Despentes démystifie la prostitution, qu&#8217;elle place au niveau de n&#8217;importe quel travail salarié, qui ne diffère pas selon elle de l&#8217;usage que des femmes, désintéressées du sexe font de leur corps pour contrôler les hommes et en tirer avantage, qui ne diffère pas non plus dans l&#8217;apparence avec les référents culturels de la mode. Pour elle, la pute est diabolisée car elle sort du cercle &#8220;bénévole&#8221; de la sexualité, s&#8217;extrayant ainsi du cercle familial. Et comme la morale et l&#8217;imaginaire veulent que le sexe hors amour (et par conséquent hors mariage) soit dégradant pour la femme, il est donc illégitime pour une femme de tirer un profit pécunier de ses charmes. Despentes prend aussi soin d&#8217;interpréter le vieux syndrôme &#8220;mère-putain&#8221; qui veut que la perception masculine scinde inévitablement les femmes en deux groupes et que les hommes éprouvent souvent un désir pour ce qu&#8217;ils méprisent, étant fondamentalement en désaccord avec eux-mêmes et que le rejet de la pute dans une sous-catégorie est salutaire pour la structure sociale actuelle, car une émancipation totale ferait se remettre en question les femmes mariées, à qui il est impératif de seriner que leur choix est le seul valide. </p>
<blockquote><p><em>Le problème que pose le porno, c&#8217;est d&#8217;abord qu&#8217;il tape dans l&#8217;angle mort de la raison. Il s&#8217;adresse directement aux centres des fantasmes, sans passer par la parole, ni par la reflexion. D&#8217;abord on bande ou on mouille, ensuite on peut se demander pourquoi. Les réflexes d&#8217;auto-censure sont bousculés. L&#8217;image porno ne vous laisse pas le choix : voilà ce qui t&#8217;excite, voilà ce qui te fait réagir. Elle nous fait savoir où il faut appuyer pour nous déclencher. C&#8217;est là sa force majeure, sa dimension quasi mystique. Et c&#8217;est là que se raidissent et hurlent beaucoup de militants anti-porno. Ils refusent qu&#8217;on leur parle directement de leur propre désir, qu&#8217;on leut impose de savoir des choses sur eux-mêmes qu&#8217;ils ont choisi de taire et d&#8217;ignorer. </em></p></blockquote>
<p>L&#8217;analyse de Despentes est là aussi des plus pragmatiques et -à mon goût- brillante. Elle décode les discours anti-porno, la diabolisation des hardeuses et du métier avec intelligence. Elle présente le paradoxe de la femme actrice qui a, selon elle, &#8220;une sexualité d&#8217;homme&#8221;, qui &#8220;se comporte exactement comme un homosexuel en backroom&#8221; (tellement vrai !!!) et l&#8217;aliénation faite aux femmes par le codage masculin des référents sexuels via la pornographie, imposant aux femmes l&#8217;orgasme comme une obligation (son absence étant un échec), celle-ci devant être le fait de l&#8217;homme. Selon l&#8217;auteur, toute l&#8217;imagerie sexuelle féminine répandue passe par une nécessité d&#8217;homme et de pénis pour atteindre l&#8217;orgasme, privant la femme de toute possibilité de se découvrir, explorer ses propres fantasmes et jouir par elle-même, un point -et pas le seul- sur lequel je rejoins totalement Virginie Despentes.</p>
<p>Il y a vraiment beaucoup à dire sur cet excellent bouquin très très dense et qui fout une sacrée claque. Despentes offre une image de la féminité et du féminisme qui -si elle ne fera pas l&#8217;unanimité- a le mérite de sortir des sentiers battus et rebattus qu&#8217;on nous impose, de cette fausse émancipation qu&#8217;on fait miroiter aux femmes (et aux hommes). Ma critique ne rend pas hommage à la qualité de la dernière production de LA Despentes (ouais, elle mérite le &#8220;LA&#8221;), lisez le livre, il le mérite.</p>
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		<title>Journal d&#8217;hirondelle</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Sep 2006 21:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque rentrée littéraire voit la sortie d&#8217;un roman de l&#8217;énigmatique Amélie Nothomb et celle-ci n&#8217;y fait pas exception. A chaque rentrée, je me dis également que c&#8217;est la dernière fois que j&#8217;achète un de ces bouquins et pourtant, je re-craque systématiquement, même si à l&#8217;exception de Biographie de la faim, ses dernières productions m&#8217;ont plutôt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/hirondelle.jpg" alt="" align="left" hspace="7" vspace="0"/>Chaque rentrée littéraire voit la sortie d&#8217;un roman de l&#8217;énigmatique Amélie Nothomb et celle-ci n&#8217;y fait pas exception. A chaque rentrée, je me dis également que c&#8217;est la dernière fois que j&#8217;achète un de ces bouquins et pourtant, je re-craque systématiquement, même si à l&#8217;exception de <em>Biographie de la faim</em>, ses dernières productions m&#8217;ont plutôt déçu.</p>
<p>Alors quid de ce Journal d&#8217;hirondelle ? Fidèle à sa tradition, Nothomb entame tambour battant un récit à la première personne où elle campe un tueur à gages qui finira par tomber amoureux d&#8217;une de ses victimes dont il ne gardera que le journal intime. </p>
<p>Dans la première partie de l&#8217;histoire, l&#8217;auteur décrit avec minutie les sensations qu&#8217;éprouve son protagoniste principal lors de ses meurtres. On reconnait la plume talentueuse de l&#8217;écrivain qui véhicule extrêmement bien le ressenti du personnage. La suite se gâte un eu puisque l&#8217;intrigue est embryonnaire, on reste donc sur sa faim dans une deuxième partie qui aurait pu réserver quelques surprises. Hélas non, Amélie Nothomb se campe sur ses positions habituelles et livre une fin bien fade, quoique remarquablement écrite.</p>
<p>Une fois encore, je reste sur ma faim à la lecture du dernier roman de Nothomb. Bien sûr, son écriture reste d&#8217;une fluidité et d&#8217;une richesse admirables, mais cela me semble trop peu, une réelle substance faisant défaut. Le bouquin est loin d&#8217;être mauvais, mais il aurait mérité un peu plus de profondeur pour être vraiment bon.</p>
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		<title>Les nouveaux chiens de garde</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Aug 2006 20:16:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai fini par mettre les papattes sur la version revue et actualisée du bouquin de Serge Halimi. Medias, mensonges et connivences constituerait à mon sens une excellente description de cet ouvrage où l&#8217;auteur s&#8217;attache à montrer l&#8217;envers du décor médiatique hexagonal.
Le livre plante le décor d&#8217;une France où les médias sont entre les mains d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/ncdg.jpg" alt="" align="left" hspace="7" vspace="0"/>J&#8217;ai fini par mettre les papattes sur la version revue et actualisée du bouquin de Serge Halimi. <em>Medias, mensonges et connivences</em> constituerait à mon sens une excellente description de cet ouvrage où l&#8217;auteur s&#8217;attache à montrer l&#8217;envers du décor médiatique hexagonal.</p>
<p>Le livre plante le décor d&#8217;une France où les médias sont entre les mains d&#8217;un groupe très restreint de personnes et où les recoupements multiples entre hommes politiques, grands groupes industriels et groupes de médias entravent toute possibilité d&#8217;une information indépendante et politiquement neutre.</p>
<p>L&#8217;auteur montre l&#8217;évolution d&#8217;une presse de moins en moins libre, contrairement à l&#8217;idée fréquemment répandue, de journalistes qui en l&#8217;espace de vingt ans ont changé profondément de profil politique et de sources médiatiques de plus en plus contrôlées, sans pour autant se montrer alarmiste.</p>
<p>Un <em>must-read</em> !</p>
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		<title>Les bleus peuvent-ils vraiment gagner la coupe du monde ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jul 2006 18:06:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[ C&#8217;est sur les conseils d&#8217;Elsa que j&#8217;ai entrepris la lecture du bouquin de Bruno Godard, sans a priori tant le football est un sujet qui me laisse de marbre. Dès les premières pages, on sent un auteur passionné et désireux de lever le voile sur pas mal de scandales qui émaillent le football français [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/bleus.jpg" alt="" align="right" hspace="7" vspace="0"/> C&#8217;est sur les conseils d&#8217;Elsa que j&#8217;ai entrepris la lecture du bouquin de Bruno Godard, sans a priori tant le football est un sujet qui me laisse de marbre. Dès les premières pages, on sent un auteur passionné et désireux de lever le voile sur pas mal de scandales qui émaillent le football français depuis l&#8217;historique et inattendue victoire de 1998.</p>
<p>Des magouilles financières aux histoires de cul en passant par les contrats publicitaires juteux et les côtés secrets de bien des héros de l&#8217;équipe de France, tout y passe et à l&#8217;exception du grand Zidane, tous en prennent pour leur grade. </p>
<p>Le bouquin se lit d&#8217;une traite et est véritablement passionant, même si l&#8217;on sent parfois que l&#8217;auteur aimerait en dire plus, ou tout du moins en sait davantage et a très probablement tu certains faits pour éviter de s&#8217;embourber dans des procédures judiciaires sans fin. L&#8217;auteur est féru de football et dénonce les abus d&#8217;un sport dénaturé, devenu une histoire de gros sous, d&#8217;image et de pub au détriment de l&#8217;esprit sportif.</p>
<p>On reste songeur à l&#8217;évocation de certaines anecdotes et on ne peut que se conforter dans l&#8217;idée que la lecture d&#8217;un bon bouquin vaut la visionnage de milles matches. Lisez-le, vous comprendrez.</p>
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		<title>Le voyage d&#8217;Hector</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jun 2006 22:10:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[ou la recherche du bonheur.
J&#8217;ai découvert cet excellent bouquin du psychologue François Lelord il y a quelques semaines de cela, alors en pleine déprime, sur les conseils de l&#8217;adorable Rosario Consuelo dont je tiens à repréciser que le cousin est une méga-bombe tellement qu&#8217;il est beau (et hétéro, salopard !)
Hector est psychiatre et souffre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ou la recherche du bonheur.</p>
<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/hector1.jpg" alt="" align="left" hspace="7" vspace="0"/>J&#8217;ai découvert cet excellent bouquin du psychologue François Lelord il y a quelques semaines de cela, alors en pleine déprime, sur les conseils de l&#8217;adorable Rosario Consuelo dont je tiens à repréciser que le cousin est une méga-bombe tellement qu&#8217;il est beau (et hétéro, salopard !)</p>
<p>Hector est psychiatre et souffre de constater que malgré ses efforts pour aider ses patients, il ne parvient pas à rendre les gens heureux. Il entreprend alors alors un voyage autour du monde au travers duquel, de péripétie en péripétie, il s&#8217;interroge sur les conditions du bonheur, les rêves d&#8217;une vie plus heureuse, le désir de le trouver dans les réussites professionnelles ou les relations avec les autres.</p>
<p>Je me suis régalé en lisant cette histoire. Le ton est léger et l&#8217;histoire se lit à une vitesse supersonique , néanmoins, l&#8217;analyse de François Lelord à travers son personnage plutôt candide est redoutable tout en semblant tellement limpide qu&#8217;on se demande comment on y est pas arrivé soi-même, tout en se remémorant diverses expériences et situations vécues.</p>
<p>François Lelord dresse une &#8220;cartographie&#8221; du bonheur et de sa recherche sous la forme de leçons qu&#8217;Hector tire de son expérience au fil du roman. En voici quelques unes. </p>
<blockquote><p><em>Leçon N° 1 : Un bon moyen de gâcher son bonheur, c&#8217;est de faire des comparaisons. </p>
<p>Leçon N° 3 : Beaucoup de gens voient leur bonheur seulement dans le futur. </p>
<p>Leçon N° 5 : Le bonheur, parfois, c&#8217;est de ne pas comprendre. </p>
<p>Leçon N° 10 : Le bonheur, c&#8217;est d&#8217;avoir une occupation qu&#8217;on aime. </p>
<p>Leçon N° 17 : Le bonheur, c&#8217;est de penser au bonheur de ceux qu&#8217;on aime.</em></p></blockquote>
<p>Un bonheur à lire, sans modération.</p>
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		<title>Dictionnaire des clichés littéraires</title>
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		<pubDate>Sun, 14 May 2006 16:40:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juju</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore merci à Garf pour ce cadeau qui a vite trouvé sa place parmi les best-of de ma bibliothèque. L&#8217;ouvrage d&#8217;Hervé Laroche est une pépite à découvrir.
Avec un enthousiasme redoutable et une précision chirirgicale, l&#8217;auteur s&#8217;est donné pour mission de mettre en lumière les clichés de notre langue littéraire de la façon la plus délectable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ilovejuju.free.fr/images/dcl.jpg" alt="Dictionnaire des clichés littéraires" align="left" hspace="7" vspace="0"/>Encore merci à Garf pour ce cadeau qui a vite trouvé sa place parmi les best-of de ma bibliothèque. L&#8217;ouvrage d&#8217;Hervé Laroche est une pépite à découvrir.</p>
<p>Avec un enthousiasme redoutable et une précision chirirgicale, l&#8217;auteur s&#8217;est donné pour mission de mettre en lumière les clichés de notre langue littéraire de la façon la plus délectable qui soit (ma phrase en  est bourrée, je le reconnais bien humblement). On se surprend à lire des définitions hilarantes et à reconnaître qu&#8217;on a soi-même usé et abusé de ces formules toutes faites bien pratiques pour donner un peu de corps à un texte parfois pauvre en fond. </p>
<p>Je ne résiste pas à l&#8217;envie de vous en faire découvrir quelques uns :</p>
<blockquote><p>
<strong>Demi-nue</strong> : beaucoup plus audacieux que nue, évidemment. <em>Elle fit irruption dans le salon, demi-nue, échevelée, hagarde.</em> On ne précise jamais quelle moitié. </p>
<p><strong>Ebats </strong>: Manière légèrement ridicule de <em>s&#8217;aimer. Le salon, la cuisine, jusqu&#8217;à la chambre de la grand-mère, fut le théâtre de leurs ébats.</em> A comparer avec : <em>Ils s&#8217;aimèrent dans le salon, la cuisine, jusque dans le salon de la grand-mère.</em> Les ébats sérieux sont des <em>étreintes</em>. </p>
<p><strong>Broyer </strong>: Le <em>coeur</em>, voire l&#8217;individu tout entier. <em>Le regard éteint de ceux que la vie a broyés.</em> Dans la vie littéraire, on broie énormément, et pas que du noir. </p>
<p><strong>Proférer </strong>: Jamais bon : <em>des insultes, des menaces, des insanités, des invectives.</em> Au mieux, un <em>jugement</em>. </p>
<p><strong>Sensibilité </strong>: Toujours <em>vive</em>. Plus vive : <em>frémissante</em>. Encore plus vive : <em>à fleur de peau</em>. Moins vive : <em>émoussée</em>. <em>Ces conquêtes faciles avaient émoussé sa sensibilité. </em></p>
<p><strong>Reins </strong>: pour l&#8217;anus. La pudeur veut qu&#8217;on relève le regard de quelques centimètres. <em>S&#8217;enfoncer entre ses reins</em> : sodomiser.
</p></blockquote>
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